6 oct. 2009

En route pour l'Everest

Le moment le plus attendu est enfin venu, c'est partit pour 5 jours de trips. Destination l'Everest, le toit du monde ou encore en tibétain "Qomolongma". Le trajet s'effectue en Land cruiser, conduit par trois chauffeurs relativement givrés mais au look parfait, surtout le notre, celui des garçons. Voici les monstres

Partit le vendredi matin, nous atteindrons le base camp de l'Everest le dimanche soir. Pendant, soit 700 km, ces trois jours, la route est ponctué de magnifiques paysages, de visites de monsatères tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres (quelques photos plus tard) et de toilettes improbables.Première rencontre, un lac d'un bleu photoshop au détour d'un col. Vraiment immense et surtout très beau, le lac est presque intact de l'homme. Sur les berges, des moutons paissent tranquilou en quasi liberté.


Un peu plus loin c'est au tour des yacks

Encore un peu plus loin et un peu plus haut, rencontre avec un glacier dépassant les 6000 au sommet d'un col.

En redescendant, nouveau lac mais teintes et tailles différentes.Plus on s'éloigne de Lhasa et des grandes villes, plus le territoire est désertique. Au début des champs au temps de la moisson puis de grandes étendus d'herbes mortes, puis des graviers..





Au détour d'un col à 5000, les premières hautes montagnes... mais pas encore ca...


Au prochain col c'est la surprise. On est encore a 5 heure du base camp, et l'Everest point son nez, à travers les nuages. Et il n'est pas le seul, on peut apercevoir la frange de l'Himalaya, avec ces 5 ou 6 sommets monstrueux dépassant les 8000... Sur la photo trop de nuages mais le retour fut vraiment impressionant.


Yabshi Hotel

Voici quelques phots de l'hôtel ou nous logeons a présent. Les quinze premiers jours, c'est le fameux "Yak hôtel" qui nous accepta. Pas de place dans les suites de Yabshi...
Cet hôtel est en fait la maison de la famille du 12eme Dalai lama et date de plus de 200 ans. Il y a encore 5 ans 30 familles habitaient cette ancienne bâtisse mais grâce au travail "acharné" de Knud, la maison a été nettoyée et restaurée comme dans l'ancien temps. Maintenant, l'hotel est tout propre et tout beau avec deux "courtyards" extérieures de tailles différentes, un restaurant, un bar et une salle internet. Les chambres sont aussi très belles et confortables.
Ici la façade principale repeinte. L'architecture est typiquement tibétaine avec les différents draps utilisés comme protection contre le soleil, l'encadrement noir des fenêtres etc. J'y reviendrais plus tard.

La grande cour intérieure, bulle de calme et de silence dans Lhasa. A gauche de la photo, la principale artère, Beijing Lam et a droite, l'ancienne ville et le Johkang

Sympathique place pour travailler au soleil...

Un détail des poteaux dans la salle du restaurant (en fait prise pour aider au dessin de la coupe de ce restaurant). Beaucoup de détails, exactement les mêmes que l'on retrouve a travers toutes les anciennes constructions tibétaines.

La chambre des garçon au dessus de l'entrée de la grande cour, pièce la plus lumineuse et la plus profonde de l'hotel.

Photo de l'intérieur ainsi que de la salle de bains, légèrement en contrebas, on pourrait en faire une piscine...


26 sept. 2009

Une nuit au monastère

Deuxième excursion hors de Lhasa
Après trois heure de routes et un arrière train qu'est parti depuis bien longtemps, escale dans un petit village au pied du monastère de Drigung (encore une fois en haut de la colline) pour manger un riz cramé pour 10 yuan. La vue est imprenable sur le monastère ainsi que sur la route qui y mène, qu'un 4x4 prendrait vraiment prudemment. Naturellement, notre chauffeur était bien chaud donc on l'a pris ... en bus.


Arrivé sain et sauf en haut, petite pause dans la guest house pour déposer les affaires et nous attaquons la visite de ce monastère. Les vautours rodent dans le ciel, signalant la présence d'un sky burial. Le festin est prévu pour le lendemain matin, que nous ne verrons juste empaqueté avant tranchage et découpage.


Le monastère est aussi un des plus vieux du Tibet et abrite de nombreux moines en méditation qui le reste ... longtemps. La vue sur la vallée est sympa.

Voici les rares photos autorisé de l'intérieur d'une "assembly room" ou les moines se rassemblent pour prier, chanter, manger et même "to take a little nap". Les figures présentes sont typiques (God of compassion, Boudha Shākyamuni et wheel of life) mais toujours impressionantes



Les toilettes avec la vue la plus imprenable pour l'instant


Après un bon petit butter tea, nous partons le lendemain direction des sources chaudes situés a quelques vallons de la dans une nonnerie. Normalement, les nonnes sont plus propres que les moines mais c'est la place la plus salle que j'ai vue...


Les sources sont l'occasion de se baigner avec quelques tibétains dans leur plus simple apparat dans une eau naturellement chauffé a 40°. Tout les crachats, eaux de lessives et autres poils pubiens tibétains sont évacués dans le bassin des femmes un peu en contrebas héhé.

Yack session

Genre de motos qu'on croise assez fréquemment, d'un gout particulièrement appréciable

Potala sauce aigre-douce

Monument phare de Lhasa, il etait normal que nous finissions par visiter le Potala. Bati au 7eme siècle par le célèbre roi Songtsen Gampo (unificateur des tribus tibétaines et initiateur du boudhisme), puis détruit lors de guerre interne, la version finale date du XVII siècle, règne du 5eme Dalai-Lama (aussi très célebre). Situé sur la colline du Marpori, le Potala domine la vallée de Lhasa et constitue un repère dans le paysage. Le "Tsekor", chemin de pélerinnage, fait le tour du palais et de la colline, regoupant des milliers de pelerins par jour.


Le début de la visite s'effectue par un musée retraçant l'histoire du Potala (raison de la photo inutile), selon le point de vue chinois : grande présence de la Chine dans l'histoire du Tibet, grande importance de ses dirigeant mais surtout l'unification "pacifique" du Tibet et de la Chine (dans les faits, un millions de morts, des milliers de monastères détruits, des paysages ravagés et un pays complètement affaibli par la folie de mao). Première rage ...

Nous gravissons ensuite les quelques 400 marches pour atteindre le sommet et commencer la visite de l'intérieur du palais. On y découvre des salles magnifiques, pleines de figures religieuses, ultra décorées ainsi que la tombe des principaux Dalai lama qui feraient pâlir celle de notre Napoléon national par leur taille, leur décoration et leur aspect spectaculaire. Désolé les photos ne sont pas autorisés donc pas d'image ici. Cependant, après une petite heure, la visite s'achève brusquement sans que nous aillons visité le dixième du Potala. Nous sortons alors déçu de cette visite, malgré la quatité de trésor aperçu a l'intérieur, impuissant face au contrôle des autorités chinoises...



Au pied du Potala s'étend cette immense place qui sert de regroupement lors des fêtes populaires chinoises. Cette place est vide, sans vie et uniquement parcouru de militaires qui nous jettent des regards suspicieux quand nous la longons.

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24 sept. 2009

4800 et des yaks

Premier trip hors de Lhasa au monastère de Ganden le 12 septembre. Après une heure de route dans un bus vibromasseur, une longue montée de la vallée de Ganden, nous atteingnons le monastère a 4300 mètre d'altitude. Magnifique construction, logé dans un creux et dominant les alentour, le monastère a été fondé il y a plus de 600 ans par l'éminent lama Tsongkhapa, fondateur de l'ordre des Gelupas (voila pour l'histoire).



De l'autre coté du versant sur lequel est installé le monastère se situe un important "sky burial" de la région. Il s'agit de la place ou les tibétains "s'occupent" de leur morts. Trois jours après le décès, l'âme est partie et le corps ne représente plus rien qu'un tas de chair. Le corps est alors amené au sky burial, découpé en petits morceaux pas plus gros qu'un pouce et livré au vautours dans un geste d'offrande a la nature. Bonne leçon de vie...


Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de monter la "petite" colline qui domine ce dernier. La montée s'avère plus difficile que prévut, nous obligeant a faire une pause tout les 20 mètres, Le manque d'oxygène se faisant vraiment sentir. La prairie est parsemée de yacks qui paissent en semi-liberté. Le sommet enfin atteint a 4800 mètres, nous profitons alors d'une vue vraiment grandiose, un panorama de plus de 270° sur la vallée du Kyuchu.




Le sommet est aussi une sorte de lieu sacré, ou les tibétains vont déposer des banderoles multicolores. Spéciale mais plutot joli et festif...