10 nov. 2009

Thief Island

Ce fut à l'époque, il y a environ vingts ans une île sur le fleuve Kyuchu, vide de la présence humaine. C'est maintenant un immense quartier chinois, fait de grands supermarchés, de restaurant à l'architecture faussement traditionelle et de bidon-ville ou s'active des milliers d'artisans joallier.




Matthias s'est découvert des amis parmi les enfants des joaillers qui grandissent dans cet univers sale, dangereux et extrêmement bruyant.


La rue principale est en travaux mais aucune protection, aucune fermeture provisoire n'est mise en place. La vie continue parmis les décombre de bitume et les pelleteuse en activité 24 sur 24.


Le respect des chinois pour le vie animal est incroyable... A l'image de leur respect de la vie humaine, je serais tenté de dire.

6 nov. 2009

Oppression

C'est pas des mensonges, les militaires sont dans les rues de Lhasa. Qu'ils restent immobiles aux carrefours majeurs de l'ancienne ville, surveillent les petites ruelles au cas ou on chercheraient à s'enfuir, ou patrouillent dans le sens inverse des pélerins, on en croise tout les jours. Bienvenue dans un pays libre...




A cela s'ajoute une police locale de tibétains qui ont retournés leur vestes. Probablement l'attrait du salaire. Eux passent leur journées à glander sous des tentes en fumant des clopes. Boulot intéressant.

Au petit coin

Voici quelques extraits choisis des toilettes tibétaines. Comme toutes les toilettes du monde sauf ceux des pays industrialisés, il s’agit de toilettes « à la turque » et cela semble normal et hygiénique pour tout le monde. Fort heureusement dans la plupart des hôtels, les tibétains se sont adaptés aux touristes et disposent de toilettes « européennes » !
On peut croire que cet article est inutile, mais l’impact des toilettes et de leur qualité est bien plus important qu’on le croit, surtout après être resté deux mois au Tibet.
On a donc Lhatse (hôtel), Jokhang et Drigung (monastères) avec une vue imprenable,Ganden et Drepung (monastères) et celle du base camp de l’Everest. Après être resté dix minutes dans ces dernières, on peut visiter toutes les toilettes du monde sans aucuns problèmes. J’ai flouter les photos un peu trop colorées…






3 nov. 2009

La foi tibétaine

Un des aspects majeurs de la vie sociale, culturelle et politique (autrefois) au Tibet est la religion bouddhiste. Les croyances, les rites et les préceptes ont une importance capitale dans la vie et l’emploi du temps de tout les tibétains, tout particulièrement chez les anciens.

Petit historique du bouddhisme au Tibet. L’installation de cette religion remonte au règne du roi Songtsen Gampo (VIIème siècle), un des plus importants monarques tibétains, grand unificateur du royaume et guerrier conquérant. En se mariant avec une princesse népalaise et une princesse chinoise, il instaura un système d’alliance qui permit au Tibet d’acquérir un statut international. De plus, ces princesses permirent l’introduction de la religion bouddhiste, en provenance de Chine et du Népal. La fondation à cette époque du Jokhang et du Potala est décisive et lance le Tibet dans une nouvelle ère.

Plus tard, luttes internes et désunification du royaume firent un peu oublier le Bouddhisme. La deuxième diffusion date du XIème suite à la visite de grands lamas indiens, Atisha ou Padmasambhava, qui initièrent la création de nouveaux monastères et la fondation de l’ordre Kadampa.

La suite est un peu plus compliquée et implique l’invasion des mongols sous Gengis Khan et un lien profond et puissant entre les mongols et les bouddhistes tibétains, des relations en dent de scie avec les différentes dynasties chinoises. En parallèle, s’ajoute la création de nouveaux ordres, l’ascension au pouvoir des Dalaï lamas, des luttes pour le pouvoir etc.

L’histoire du Tibet est donc profondément marquée par l’histoire de la religion. Aujourd’hui, la domination chinoise exclue le bouddhisme de tout rôle politique.

De nos jours, l’importance de la religion pour les tibétains est la même qu’il y a plusieurs siècles.

Dans tout les appartements de Lhasa et du Tibet, une petite place est réservée pour un autel ou siègent plusieurs coupes destinées aux offrandes, des drapeaux de prières, des portraits des éminents lamas du pays ainsi que des foyers ou l’on brule des herbes sacrées. Tous les jours il y a donc une partie du temps réservée à la prière.

De plus, la plupart des tibétains effectue une kora (ou parcours) chaque jour, de préférence très tôt le matin. A Lhasa, il y a trois circuits différents, allant de 800m (Barkor) à 7km (Lingkor). Il s’agit alors de faire tourner des roues de prière tout le long du parcours et de se prosterner devant les figures importantes. Il se peut aussi que les croyants entre dans les temples pour effectuer des offrandes (monnaie, fruits, ...) et alimenter les lampes en beurre de yacks. Ces koras rassemblent autant d’habitants de Lhasa que de pèlerins venus des quatre coins du Tibet spécialement pour prier dans les temples de la capitale.

La vie religieuse des tibétains est aussi rythmée de nombreux festivals qui ont lieu dans les monastères de la région. Ces festivals rassemblent pendant plusieurs jours des milliers de fidèles qui assisteront aux prières récitées par les grands lamas, aux danses traditionnelles et autres rites ancestrales. (photo de Drepung et des peintures qui servent de repères pendant les festivals)

Il faut aussi ajouter qu’il existe encore en grand nombre des « professionnels » de la religion. La plupart des monastères encore en état abrite et continue à former des moines. Il n’y a pas d’âge pour rentrer dans un ordre et il m’est arrivé de voir des moines qui ne devaient pas avoir plus de douze ans. Ils consacreront leur vie à prier, méditer et demander de l’argent aux touristes qui veulent prendre en photo leur salle de prière. Les monastères fonctionnent grâce aux dons qu’effectuent les croyants

Un dernier aspect qui m’a profondément marqué est l’impact de la religion dans la perception de la vie des tibétains. D’une part, ils ont un respect énorme pour la vie, même animale, ne tuant pas animaux plus petits qu’un yack. D’ailleurs, quant ils doivent en tuer un, quand cela est vraiment nécessaire à leur survie, ils doivent rendre la liberté à deux cents poulets et poissons (un nombre du genre). Ceci afin de ne pas entacher leur karma, décisif dans la destination de leur réincarnation. D’autre part, le rapport à la mort est différent du notre. Une fois qu’un proche est décédé, il faut attendre deux jours que l’âme soit partie du corps pour pouvoir effectuer la cérémonie mortuaire. A ce moment donné, le corps ne représente plus qu’un tas de chair, offert à la nature par l’intermédiaire du sky burial. Tout les souvenirs vêtements, photos du morts sont brulés ou donnés et il n’existe pas de lieu pour se recueillir sur le défunt. Le mort est oublié car son âme est peut être déjà réincarnée en yack, en fantôme ou en demi-dieu, cela dépendant de son karma. Tout cela est résumé par la roue de la vie.

Vous expliquer en quoi consistent vraiment les croyances bouddhistes serait vraiment long, d’autant plus que je n’en sais pas grand-chose. Il existe un grand nombre de figures, de bouddhas et de divinités, chacun ayant leur importance dans une mythologie aussi colorée et créative…

Retour en Norvège

Me voila de retour en Europe, après deux mois sur le continent asiatique. Le voyage entre Lhasa et Trondheim fut assez mouvementée et toujours aussi riche. Je vais quand même continuer à parler pendant quelques articles du Tibet car il me reste pas mal d'image et de choses à raconter

14 oct. 2009

Artisans de Lhasa

Quelques photos d’artisans prises a Dropeling, une institution qui met en avant la production locale et tibétaine et vend à des prix raisonnables toutes sortes d'objets, permettant aux artisans de vivre convenablement. Ici on travaille le cuivre, on écrase des pierres pour produire de la peinture et on peint de magnifiques Tangkhas.

Un petit gars qui répare télévision et transistor dans la rue

le Barkor

Le Barkor est le principal circuit de pèlerinage ou kora dans Lhasa. C’est aussi le plus court et le plus vieux. Au milieu de la matinée, il est littéralement bondé de pieux tibétains qui viennent de tout le pays, principalement des personnes âgées, pour effectuer dans le sens des aiguilles d’une montre le tour du Jokhang. Il s’agit du temple principal a Lhasa et même à travers tout le Tibet.

Arrivé a l’entrée du Jokhang, c’est le temps des prosternations ; Les plus jeunes comme les plus vieux répètent inlassablement un mouvement qui consiste à s’allonger sur le sol tout en priant puis à se relever et recommencer encore et encore. Une foi impressionnante… Certains font même le Barkor en se prosternant tout le long du parcours.


Le Barkor est aussi un lieu de marché ou l’on trouve tout et n’importe quoi, mais surtout des babioles touristiques, fausses pierres, roue de prière made in china etc.

13 oct. 2009

Nangma

Suivant la journée du concours et un apéro relativement light, nous décidons d’aller faire un tour en groupe restreint dans un nangma ou cabaret tibétain. Il s’agit en fait des discothèques locales, ou l’on vient applaudir chanteurs et comédiens, danser sur les rythmes endiablé de la « dance » locale et bien entendu boire quelques « budweiser » entre amis. Quelques est une question de point de vue, étant donné le prix très correct d’une cannette, 1 euro.

Après avoir apris quelques pas de danse, c’est au tour des européens de chauffer l’ambiance en entamant une macarena frénétique sur la scène, sous les regards ébahis de plusieurs centaines de tibétains

Il ne faut pas alors s’étonner qu’au bout de quelques allers-retours aux toilettes nécéssaires, ou d’ailleurs un tibétain m’assura que je ressemblais a David Beckham (comme vous je cherche …), on finisse Diogo et moi par faire un petit détour dans les backstages féminins…

La soirée aurait put être riche d’autres moments de ce genre si notre portugais ne s’étais pas tordu la cheville en retirant de l’argent, après avoir volé 5 drapeaux chinois dans la rue. Direction l’hôpital pour lui et Mafalda avec un Knud réveillé en pleine nuit.

Je me retrouve contraint de ramener les trophées (sensation presque familière…) a l’hôtel, peu importe les barrages de militaires, à cette heure la, on ne fait plus attention. Petite pose de notre amis du Liechtenstein pas frais lui non plus.



4 corners for 8 projects

L’exposition fait suite à un concours lancé par Knud pour éclairer artificiellement la salle de restaurant de l’hôtel, actuellement bien mal mis en valeur. Pendant une journée, officiellement, nous nous mettons au travail, rallumons nos cerveaux et réchauffons nos crayons pour trouver une solution à ce désastre luminaire. L’exposition rassemble les planches produites par tout les concurrents (un nombre colossale de huit) pendant la journée dans la grande courtyard de l’hôtel.

S’en suit explications et débat avec Mister Tashi! Le big boss de l’hôtel.


Pendant que le jury est occupé a sélectionner le lauréat, petite bière offerte au concurrent dans le stress le plus total.