13 nov. 2009

Norbulingka

A l'origine, il s'agit du jardin d'été des Dalai-lama. Aujourd'hui c'est un grand parc public pour les tibétains (et payant pour les touristes forcément). Il y existe toujours de nombreux palais et temples, plus ou moins bien entretenu ainsi que le nouveau palais d'été du Dalai lama achevé cinq avant que celui-ci ne s'exile. Autant dire qu'il est comme neuf et maintenu dans l'état ou le Dalai-lama l'a laissé quand il est parti. C'est peut-être la visite la plus intéressante à Lhasa.


En cet fin d'été, le parc est en travaux et semble vraiment inhospitalié et sans vie. Mis à part le nouveau palais, vraiment une triste place.

A cela s'ajoute le zoo le plus déprimant de l'histoire des zoos.

Des pauvres bêtes enfermés dans des cages ridiculement petites et pleines de déchet. Si vous auriez vu les gens lancer des pierres et hurler sur le lion pour qu'il s'active ou l'employé qui shoot les singes avec les boulettes de nourriture. On se demande de quels cotés des barreaux sont les animaux.


Un pauvre chameau attaché à un arbre. Au moins il est fashion...


12 nov. 2009

Yabshi encore

Quelques images de Yabshi, notre hotel. Cette fois il s'agit de la petite cour intérieur, lieu de prédilection pour capter internet pendant ces deux mois. A la fin, il faisait un peu froid.



Un photo du toit ou l'on peut apercevoir le Potala.

Sera et Drepung

Pour en finir avec les monastères, voici des photos de Sera et Drepung. Ce sont les deux principaux monastères à proximité de Lhasa. Des années en arrières, ils faisaient partie des monastère les plus peuplés du Tibet. Plus de 5000 moines vivaient à Drepung par exemple. Leur histoire est assez similaire et leur fondation à moins de dix d'écart.
Premièrement Drepung. On peut apercevoir ces grands rochers sur lesquels sont peint des figures bouddhistes qui sont importantes pendant les festivals du monastère.

La salle de réunion monastère est en réparation. On refait actuellement le toit, de manière tradiationel. Ici on peut voir des femmes chantant et dansant en même temps qu'elles aplatissent l'argile (acra) qui sert de toit avec leur pieds et une sorte de masse. Et tout cela en rythme...

La révolution culturelle à été un désastre pour l'immense majorité des monastère à travers le Tibet. Drepung en a particulièrement souffert. La moitié des bâtiments est aujourd'hui en ruines.


Sera maintenant. Nous l'avons visités tout en dernier et, lassé un peu de toujours voir la même chose, nous sommes venus pendant le temps des débats. Tout les après midi les moines se réunissent dans une cour ombragé pour débattre philosophie et religion. Au final c'est assez le désordre, on à l'impression qu'il manque un professeur pour réclamer le calme.

En fait les moines discutent par petits groupe et un du groupe est chargé de l"animation". Il parle fort et tape dans ses mains pour invoquer les esprits environnants.

Les pélerins assistent aux discussions publics, parfois venant de très loin pour ca.

10 nov. 2009

Thief Island

Ce fut à l'époque, il y a environ vingts ans une île sur le fleuve Kyuchu, vide de la présence humaine. C'est maintenant un immense quartier chinois, fait de grands supermarchés, de restaurant à l'architecture faussement traditionelle et de bidon-ville ou s'active des milliers d'artisans joallier.




Matthias s'est découvert des amis parmi les enfants des joaillers qui grandissent dans cet univers sale, dangereux et extrêmement bruyant.


La rue principale est en travaux mais aucune protection, aucune fermeture provisoire n'est mise en place. La vie continue parmis les décombre de bitume et les pelleteuse en activité 24 sur 24.


Le respect des chinois pour le vie animal est incroyable... A l'image de leur respect de la vie humaine, je serais tenté de dire.

6 nov. 2009

Oppression

C'est pas des mensonges, les militaires sont dans les rues de Lhasa. Qu'ils restent immobiles aux carrefours majeurs de l'ancienne ville, surveillent les petites ruelles au cas ou on chercheraient à s'enfuir, ou patrouillent dans le sens inverse des pélerins, on en croise tout les jours. Bienvenue dans un pays libre...




A cela s'ajoute une police locale de tibétains qui ont retournés leur vestes. Probablement l'attrait du salaire. Eux passent leur journées à glander sous des tentes en fumant des clopes. Boulot intéressant.

Au petit coin

Voici quelques extraits choisis des toilettes tibétaines. Comme toutes les toilettes du monde sauf ceux des pays industrialisés, il s’agit de toilettes « à la turque » et cela semble normal et hygiénique pour tout le monde. Fort heureusement dans la plupart des hôtels, les tibétains se sont adaptés aux touristes et disposent de toilettes « européennes » !
On peut croire que cet article est inutile, mais l’impact des toilettes et de leur qualité est bien plus important qu’on le croit, surtout après être resté deux mois au Tibet.
On a donc Lhatse (hôtel), Jokhang et Drigung (monastères) avec une vue imprenable,Ganden et Drepung (monastères) et celle du base camp de l’Everest. Après être resté dix minutes dans ces dernières, on peut visiter toutes les toilettes du monde sans aucuns problèmes. J’ai flouter les photos un peu trop colorées…






3 nov. 2009

La foi tibétaine

Un des aspects majeurs de la vie sociale, culturelle et politique (autrefois) au Tibet est la religion bouddhiste. Les croyances, les rites et les préceptes ont une importance capitale dans la vie et l’emploi du temps de tout les tibétains, tout particulièrement chez les anciens.

Petit historique du bouddhisme au Tibet. L’installation de cette religion remonte au règne du roi Songtsen Gampo (VIIème siècle), un des plus importants monarques tibétains, grand unificateur du royaume et guerrier conquérant. En se mariant avec une princesse népalaise et une princesse chinoise, il instaura un système d’alliance qui permit au Tibet d’acquérir un statut international. De plus, ces princesses permirent l’introduction de la religion bouddhiste, en provenance de Chine et du Népal. La fondation à cette époque du Jokhang et du Potala est décisive et lance le Tibet dans une nouvelle ère.

Plus tard, luttes internes et désunification du royaume firent un peu oublier le Bouddhisme. La deuxième diffusion date du XIème suite à la visite de grands lamas indiens, Atisha ou Padmasambhava, qui initièrent la création de nouveaux monastères et la fondation de l’ordre Kadampa.

La suite est un peu plus compliquée et implique l’invasion des mongols sous Gengis Khan et un lien profond et puissant entre les mongols et les bouddhistes tibétains, des relations en dent de scie avec les différentes dynasties chinoises. En parallèle, s’ajoute la création de nouveaux ordres, l’ascension au pouvoir des Dalaï lamas, des luttes pour le pouvoir etc.

L’histoire du Tibet est donc profondément marquée par l’histoire de la religion. Aujourd’hui, la domination chinoise exclue le bouddhisme de tout rôle politique.

De nos jours, l’importance de la religion pour les tibétains est la même qu’il y a plusieurs siècles.

Dans tout les appartements de Lhasa et du Tibet, une petite place est réservée pour un autel ou siègent plusieurs coupes destinées aux offrandes, des drapeaux de prières, des portraits des éminents lamas du pays ainsi que des foyers ou l’on brule des herbes sacrées. Tous les jours il y a donc une partie du temps réservée à la prière.

De plus, la plupart des tibétains effectue une kora (ou parcours) chaque jour, de préférence très tôt le matin. A Lhasa, il y a trois circuits différents, allant de 800m (Barkor) à 7km (Lingkor). Il s’agit alors de faire tourner des roues de prière tout le long du parcours et de se prosterner devant les figures importantes. Il se peut aussi que les croyants entre dans les temples pour effectuer des offrandes (monnaie, fruits, ...) et alimenter les lampes en beurre de yacks. Ces koras rassemblent autant d’habitants de Lhasa que de pèlerins venus des quatre coins du Tibet spécialement pour prier dans les temples de la capitale.

La vie religieuse des tibétains est aussi rythmée de nombreux festivals qui ont lieu dans les monastères de la région. Ces festivals rassemblent pendant plusieurs jours des milliers de fidèles qui assisteront aux prières récitées par les grands lamas, aux danses traditionnelles et autres rites ancestrales. (photo de Drepung et des peintures qui servent de repères pendant les festivals)

Il faut aussi ajouter qu’il existe encore en grand nombre des « professionnels » de la religion. La plupart des monastères encore en état abrite et continue à former des moines. Il n’y a pas d’âge pour rentrer dans un ordre et il m’est arrivé de voir des moines qui ne devaient pas avoir plus de douze ans. Ils consacreront leur vie à prier, méditer et demander de l’argent aux touristes qui veulent prendre en photo leur salle de prière. Les monastères fonctionnent grâce aux dons qu’effectuent les croyants

Un dernier aspect qui m’a profondément marqué est l’impact de la religion dans la perception de la vie des tibétains. D’une part, ils ont un respect énorme pour la vie, même animale, ne tuant pas animaux plus petits qu’un yack. D’ailleurs, quant ils doivent en tuer un, quand cela est vraiment nécessaire à leur survie, ils doivent rendre la liberté à deux cents poulets et poissons (un nombre du genre). Ceci afin de ne pas entacher leur karma, décisif dans la destination de leur réincarnation. D’autre part, le rapport à la mort est différent du notre. Une fois qu’un proche est décédé, il faut attendre deux jours que l’âme soit partie du corps pour pouvoir effectuer la cérémonie mortuaire. A ce moment donné, le corps ne représente plus qu’un tas de chair, offert à la nature par l’intermédiaire du sky burial. Tout les souvenirs vêtements, photos du morts sont brulés ou donnés et il n’existe pas de lieu pour se recueillir sur le défunt. Le mort est oublié car son âme est peut être déjà réincarnée en yack, en fantôme ou en demi-dieu, cela dépendant de son karma. Tout cela est résumé par la roue de la vie.

Vous expliquer en quoi consistent vraiment les croyances bouddhistes serait vraiment long, d’autant plus que je n’en sais pas grand-chose. Il existe un grand nombre de figures, de bouddhas et de divinités, chacun ayant leur importance dans une mythologie aussi colorée et créative…

Retour en Norvège

Me voila de retour en Europe, après deux mois sur le continent asiatique. Le voyage entre Lhasa et Trondheim fut assez mouvementée et toujours aussi riche. Je vais quand même continuer à parler pendant quelques articles du Tibet car il me reste pas mal d'image et de choses à raconter